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12 février 2007

L'ETAU SE RESSERRE ...

Quel honneur, Monsieur Pervers s'est déplacé en personne, il se sent vraiment impliqué. La présence des parties n'est pas nécessaire et souvent, les dossiers sont traités en présence des avocats uniquement... mais nous sommes là tous les deux...

Encore un grand jour... après plusieurs circonvolutions, procédures et manoeuvres pas toujours très correctes, nous avons pu nous faire entendre par le Tribunal des Prud'hommes. Un rejet de la partie adverse a pourtant été proposé encore cette fois car, après nous avoir communiqué leurs conclusions la semaine dernière, ceux-ci nous reprochent de n'avoir rendu nos propres conclusions que dans les dernières 24 heures... c'est le comble... Le Tribunal doit juger de la chose et s'absente 20 mn.

Après délibéré des 4 représentants, nous avons donc obtenu leur accord pour poursuivre sans le support des derniers éléments de la fameuse conclusion et enfin exposer nos griefs... Toujours les mêmes leitmotivs, nous sommes entendus, puis la partie adverse.. L'avocate parisienne fait des ambages, elle aime vraisemblablement le théâtre et pousse toujours les mots jusqu'à leur paroxysme !

Le jury écoute, note et semble plus sensible lorsqu'on aborde le sujet de mon âge, on demande même en toute fin, la motivation pour le non versement de la prime 2005, l'avocate n'a pas la réponse et demande que Monsieur Pervers réponde lui -même... Encore un grand moment, il tourne autour de la question, parle de modification structurelle, de remise en cause du système, il tourne tant qu'on lui demande de bien vouloir répondre exactement à la question posée.... De nouveau sans salive, il trébuche, se confond, il est blême et doit avouer que ''effectivement, les primes étaient données sur des impressions'' pour parler vrai les primes étaient données à la tête du client...

Cette fois -ci dès la fin de l'audience, l'avocate et Monsieur Pervers s'échappent à toute vitesse...

Ils n'ont certainement pas aimé qu'un nouveau dossier leur soit remis, pour cette fois-ci la raison d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse détourné en motif économique... Quelles sont les raisons économiques d'une société florissante qui parle de ses « Bons résultats » dans la presse, qui communique sur les stades de football en ligue 1, et qui poursuit un recrutement effréné sur tous les supports modernes mis à sa disposition ???

L'étau se resserre sur eux et Monsieur Pervers s'asphyxie ...

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