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27 novembre 2006

LE BOOMERANG

Toute action, toute volonté lancée aura son effet Boomerang ... il faut donc à tout moment, envisager le retour de la frappe et souvent avec une amplification sérieuse !
Je suis revenu et l'effet ne s'est pas fait attendre... le jour même, on m'a envoyé la lettre m'invitant à l'entretien préalable en vue de mon licenciement pour motif économique...
Je me suis adressé à 2 antennes syndicales et j'ai demandé à celle que je jugeais correspondre le mieux à mon vécu de m'accompagner à cet entretien. Nous avons préparé le rendez-vous, j'ai raconté mon histoire, nous avons revu les termes, les situations. Mercredi, nous nous sommes présenté au rendez-vous. Monsieur Pervers était notre interlocuteur, je n'ai rien dit et mon représentant a donné les grandes lignes de l'entretien.
Monsieur Pervers a lu trois pages bien préparées détaillant les difficultés du marché, de la clientèle, de l'entreprise. Sa voix s'est serrée, la salive lui a manqué, il vivait dans sa chair cette descente de l'entreprise aux enfers... Cet enfer qu'il a lui même organisé, c'est lui qui le décrit et au lieu de jubiler, on dirait qu'il souffre...
Avec le recul qui est le mien aujourd'hui, j'ai eu du mal à me retenir de rire, j'ai senti mes zygomatiques se tendre à en avoir des crampes. Très finement, monsieur Pervers a été amené sur les moyens de retrouver l'essor qui était celui de l'entreprise les années précédentes. Monsieur Pervers a alors annoncé qu'on allait injecter des sommes très importantes dans la communication. On lui a demandé par quel moyen humain l'encadrement devrait progresser, Monsieur Pervers a annoncé qu'il recrutait sur le commercial terrain. Tout cet entretien n'a servi qu'à démonter leurs raisons et à prouver que mon employeur voulait uniquement que ''je dégage'' de son périmètre. Je pense que leurs intentions ont bien été perçues.
Un conseil à tous ceux qui rencontrent ce genre de moment, faites-vous accompagner par vos syndicats, vos délégués. Ces représentants sont aguerris à ce genre d'entretien et connaissent les combines employées. Ils peuvent les démonter et vous aident à ne pas vous faire tomber dans le panneau de l'affect, la tête froide, ils permettent à chacun de voir la meilleure issue.

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14 novembre 2006

Action, Réaction

Action : Pour faire avancer les choses, nous avons décidé, mon avocat et moi, et maintenant que mes forces me reviennent, de prendre le taureau par les cornes et de retourner chez mon employeur et reprendre la place qui est la mienne.

J'ai donc repris le chemin que je pratiquais depuis 16 ans et me suis présenté à l'embauche ce lundi.

Après un moment de flottement, on m'a vite dirigé vers le bureau de la direction. Petite mise au point pour prendre la mesure de qui sait quoi, de qui fait quoi, bref, on me tient qu'on ne suit pas le dossier, qu'on ne sait pas du tout ce qu'il en résulte, on ne sait rien mais on ne souhaite vraissemblablement pas me revoir intra-muros et plaisir partagé, c'est le même sentiment pour moi...

On tente de joindre son avocat de l'autre côté mais sans résultat, bref, on me met en congés pour la semaine, je ne suis pas d'accord mais nous n'avons pas d'autre choix, ils me feront cadeau de ces 8 jours.... je ne garantis rien mais je laisse la porte ouverte à la négociation, Comprendra qui peut.

Coup de toner et voilà la Réaction tant attendue ... Ce mardi à midi, un lettre d'eux : l'annonce de mon licenciement pour RAISON ECONOMIQUE....et ma convocation à l'entretien préalable.

Belle pirouette !!!

Comment vais-je pouvoir encore gérer cette nouvelle affaire... ?
Cette nouvelle ruse voudrait-elle dire qu'ils ne veulent pas payer ?
Ou qu'ils n'en ont plus les moyens ???

Affaire à suivre...

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08 novembre 2006

PETIT INVENTAIRE entre amis...

L'année civile n'est pas bouclée que nous pouvons déjà faire le décompte. ..
L'hémorragie est consommée, il y aurait même besoin d'une transfusion de toute urgence mais la banque du sang est en grande pénurie et la carence va vite s'en faire ressentir... Nous nous demandons même si nous pourrons sauver la malade... Elle est exsangue, gravement anémiée.
Les éléments qui usinaient l'ont abandonné à prêt de 40% depuis le début 2006, comment pourrait-on la sauver, personne ne bouge ou ne prend conscience de son état général.... Quel dommage.
7 commerciaux ont faillis, 4 cadres ont jeté l'éponge, 4 assistantes ont craqué, 2 intérimaires à qui on proposait un contrat ont préféré les quitter... 17 personnes sont parties définitivement sur un effectif de 45 personnes ... Quelle belle réussite ! Quel beau match, puisque nous comptons comme une équipe, de vrais sportifs.....
Tout notre vocabulaire se calquait sur celui du football, mais la belle équipe est morte... il ne reste pratiquement plus aucun joueur de l'ancienne équipe
et la nouvelle ne connait pas encore les règles, seul Monsieur Pervers et ses "sbires" conservent la place... mais pour combien de temps, que peuvent faire SEULS : un capitaine et un entraîneur face à une réelle équipe de 11 joueurs au complet ??

On ne connaîtrait pas le mot de justice,
s’il n’y avait pas de perversité.

Heraclite

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05 novembre 2006

Chacun pour soi

Nul n'est tenu au courage, nul n'est tenu à la solidarité,
Ils ont eu du cran, juste ce qu'il faut, mais l'argent aura tout fait basculer,
Ils ont préféré prendre le chèque et tirer le trait, le dernier.
Tous ces personnages mal-menés, tous nous voulons oublier,
Je serai certainement comme eux, je ne veux pas faire durer le calvaire,
Plutôt dégager et tourner la dernière page.
La justice ? quelle justice, il est toujours à l'oeuvre,
Il continue de broyer, il y a encore des victimes, d'autres préfèrent quitter le navire,
les chiffres sont mauvais, très mauvais, ils n'ont jamais été aussi mauvais.
Qui aura le mot de la fin ???
Monsieur Pervers peut-il analyser, comme pourra t'il expliquer ?
Bonne fin d'année..... 2007 ? mais qui la verra ???
Serai-je le grain de sable qui le fera dérayer ??? j'aimerai le savoir, mais quelque part, je sais que ce grain existe et qu'il aura son heure... de gloire.

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04 novembre 2006

Management

Une entreprise sans contrôle, une entreprise sans morale, une entreprise sans tête saine. Quelle réputation pourra l'emmener plus avant ? A quel prix peut-elle se permettre en Europe de nier toutes les individualités qui la composent ? Quels clients seront dûpes au point de poursuivre des échanges sans souci de l'éthique de son fournisseur ? Combien de consommateurs devront faire « fi » de la réputation de sa marque favorite ?

Combien de têtes devront tomber, combien de personnes seront sacrifiées, combien se saborderont avant que l'entreprise opte pour un management en bonne intelligence, un management humain ?

N'oublions pas que ''un bon employé est un employé heureux'', on ne travaille bien que dans le respect de l'individu. Une entreprise doit se rappeler ces quelques règles simples.

Il faut que le harcèlement cesse si l'entreprise veut assurer son avenir. Il faut qu'il cesse pour que les clients de la marque sentent l'équilibre, sentent qu'ils ont affaire à des employés épanouïs et heureux de travailler.

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