HARCELEMENT
PROF :

Le harcèlement est rendu possible parce qu’il est précédé d’une dévalorisation, qui est acceptée puis cautionnée par le groupe, de la victime par le persécuteur. Cette dépréciation constitue une justification a posteriori de la cruauté exercée contre elle et conduit à penser qu’elle a bien mérité ce qui lui arrive.
Lorsque le processus de harcèlement est en place, la victime est stigmatisée, on dit qu’elle est difficile à vivre, qu’elle a mauvais caractère, ou bien qu’elle est folle.
On met sur le compte de sa personnalité ce qui est la conséquence du conflit, et on oublie ce qu’elle était auparavant ou ce qu’elle est dans un autre contexte.
Lorsque le processus de harcèlement est en place, la victime est stigmatisée, on dit qu’elle est difficile à vivre, qu’elle a mauvais caractère, ou bien qu’elle est folle.
On met sur le compte de sa personnalité ce qui est la conséquence du conflit, et on oublie ce qu’elle était auparavant ou ce qu’elle est dans un autre contexte.
MOI : Régulièrement, pendant des semaines, on a critiqué mon travail devant un public professionnel muet, on m'a sifflé dans les couloirs pour que j'accours, on m'a fait refaire 10 fois un travail pour une virgule mal positionnée (soi-disant) On m'a isolé me faisant passer pour le bourreau plutôt que la victime, on m'a reproché de faire subir ce que moi même je subissais, le « harcèlement »
Je me suis positionné sur une défensive telle, que j'ai fini par déborder d'agressivité et que un seul mot pouvait me faire ''pèter les plombs'' et que mon comportement a dépassé le cadre de cette seule relation et m'a valu une lettre de la direction générale. Là encore, je n'ai pas trouvé d'écoute et on m'a pris pour un mythomane, un dépressif, un affabulateur...
PROF : Comment empêcher une victime de réagir
Pour garder le pouvoir et contrôler l’autre, on utilise des manœuvres anodines qui deviennent de plus en plus violentes si l’employé résiste. Dans un premier temps, on lui retire tout sens critique jusqu’à ce qu’il ne sache plus qui a tort qui a raison. On le stresse, on le houspille, on le surveille, on le chronomètre pour qu’il se sente en permanence sur le qui-vive, et surtout on ne lui dit rien de ce qui pourrait lui permettre de comprendre ce qui se passe.
Le salarié est acculé. Il accepte toujours plus et n’arrive pas à dire que c’est insupportable. Quel que soit le point de départ et quels que soient les agresseurs, les procédés sont les mêmes on ne nomme pas le problème, mais on agit de façon sournoise pour éliminer la personne au lieu de trouver une solution. Ce processus est amplifié par le groupe, qui est pris à témoin ou même participe activement au phénomène.
Le salarié est acculé. Il accepte toujours plus et n’arrive pas à dire que c’est insupportable. Quel que soit le point de départ et quels que soient les agresseurs, les procédés sont les mêmes on ne nomme pas le problème, mais on agit de façon sournoise pour éliminer la personne au lieu de trouver une solution. Ce processus est amplifié par le groupe, qui est pris à témoin ou même participe activement au phénomène.
Le harcèlement dans l’entreprise passe ensuite par plusieurs étapes qui ont comme point commun un refus de communication.
Libellés : harcèlement, licenciement, management, pervers

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