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20 mai 2006

LE CHOC... DIAGNOSTIC...

BAD EXPERIENCE

MOI : La télé n'est pas mon sport favorit, mais par moment, il n'y a pas d'autres choix, j'ai donc profité de moment de convalescence pour regarder une émission de santé et j'ai été scotché par la description du PERVERS NARCISSIQUE !! Trait pour trait, on a décrit le manipulateur qui m'avait vidé de toute mon énergie et qui avait réussi à me déstabiliser, avait trouvé le moyen de me faire ''jeter'' en me faisant passer pour "minable". Je me suis intéressé à la question sur le net, j'ai pû confirmer que j'avais eu à faire à un MALADE et que rien ne l'aurait fait changer. C'est édifiant ! Tout était écrit ; la manoeuvre opérée, étape par étape, le long combat inutile que j'avais pû connaître et fini de perdre, car la seule solution était la fuite.

PROF : Qui est visé
Contrairement à ce que leurs agresseurs essaient de faire croire, les victimes ne sont pas au départ des personnes atteintes d’une quelconque p
athologie ou particulièrement faibles. Au contraire, le harcèlement se met en place quand une victime réagit à l’autoritarisme d’un chef et refuse de se laisser asservir. C’est sa capacité de résister à l’autorité malgré les pressions qui la désigne comme cible.

MOI : Au départ de cette aventure, j'avais choisi de combattre cet individu. Ne partageant pas ses méthodes de management, j'ai voulu discuter de son comportement. Dès le lendemain, il était question pour lui de me faire payer "mon insolence". De manière tacite, il était convenu entre nous que j'étais soumis, que j'avais réussi grâce à lui, que j'étais dans une admiration profonde et sans faille et que je lui devait tout, j'étais son bras droit. Mais là, en 24 heures, mon cauchemar allait commencer.
En premier lieu, la punition ressemble aux copies que les instituteurs donnaient à leurs élèves dans les années d'après guerre, la colle : tu travailleras plus fort, plus longtemps que tes petits camarades, pour que le travail soit bouclé, j'ai travaillé jusqu'à 20 heures tous les jours...

PROF : Brimer
Cela consiste à confier à la victime des tâches inutiles ou dégradantes. C’est fixer des objectifs impossibles à tenir, obligeant à rester tard le soir, à revenir le week-end pour voir ce rapport urgent jeté à la poubelle.

MOI : Deuxième phase, la copie : tu copieras 100 fois, tu es soumis et tu ne relèves pas le nez de ta copie.... pour ce qui me concerne, première punition : 15 000 codes à répertorier, classer sur 10 critères soit 150 000 cellules à renseigner... s'en sont suivies de multiples répétitions. Faire et refaire... c'est toujours montrer sa dévotion.
Avec un consultant informatique, nous avons dû plancher de toute urgence sur un programme pour le rendre scéance tenante... après 2 heures assidues, nous avons trouvé un bureau vide, monsieur PERVERS était parti déjeuner tranquille. La punition donnée, pour lui le résultat n'avait aucun intérêt. Bien sûr, ce programme est de lui-même retombé dans les oubliettes de son cerveau malade.

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18 mai 2006

HARCELEMENT

PROF :
Le harcèlement est rendu possible parce qu’il est précédé d’une dévalorisation, qui est acceptée puis cautionnée par le groupe, de la victime par le persécuteur. Cette dépréciation constitue une justification a posteriori de la cruauté exercée contre elle et conduit à penser qu’elle a bien mérité ce qui lui arrive.
Lorsque le processus de harcèlement est en place, la victime est stigmatisée, on dit qu’elle est difficile à vivre, qu’elle a mauvais caractère, ou bien qu’elle est folle.
On met sur le compte de sa personnalité ce qui est la conséquence du conflit, et on oublie ce qu’elle était auparavant ou ce qu’elle est dans un autre contexte.

MOI : Régulièrement, pendant des semaines, on a critiqué mon travail devant un public professionnel muet, on m'a sifflé dans les couloirs pour que j'accours, on m'a fait refaire 10 fois un travail pour une virgule mal positionnée (soi-disant) On m'a isolé me faisant passer pour le bourreau plutôt que la victime, on m'a reproché de faire subir ce que moi même je subissais, le « harcèlement »
Je me suis positionné sur une défensive telle, que j'ai fini par déborder d'agressivité et que un seul mot pouvait me faire ''pèter les plombs'' et que mon comportement a dépassé le cadre de cette seule relation et m'a valu une lettre de la direction générale. Là encore, je n'ai pas trouvé d'écoute et on m'a pris pour un mythomane, un dépressif, un affabulateur...

PROF : Comment empêcher une victime de réagir

Pour garder le pouvoir et contrôler l’autre, on utilise des manœuvres anodines qui deviennent de plus en plus violentes si l’employé résiste. Dans un premier temps, on lui retire tout sens critique jusqu’à ce qu’il ne sache plus qui a tort qui a raison. On le stresse, on le houspille, on le surveille, on le chronomètre pour qu’il se sente en permanence sur le qui-vive, et surtout on ne lui dit rien de ce qui pourrait lui permettre de comprendre ce qui se passe.

Le salarié est acculé. Il accepte toujours plus et n’arrive pas à dire que c’est insupportable. Quel que soit le point de départ et quels que soient les agresseurs, les procédés sont les mêmes on ne nomme pas le problème, mais on agit de façon sournoise pour éliminer la personne au lieu de trouver une solution. Ce processus est amplifié par le groupe, qui est pris à témoin ou même participe activement au phénomène.

Le harcèlement dans l’entreprise passe ensuite par plusieurs étapes qui ont comme point commun un refus de communication.

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16 mai 2006

L'ISOLEMENT

PROF : Isoler
Lorsque l’on a décidé de détruire psychologiquement un salarié, pour qu’il ne puisse pas se défendre, il faut d’abord l'isoler en cassant les alliances possibles. Quand on est seul, il est beaucoup plus difficiles de se rebeller, surtout si on vous fait croire que tout le monde est contre vous. Par des insinuations ou des préférences affichées, on provoque des jalousies, on monte les gens les uns contre les autres, on sème la discorde. Le travail de déstabilisation est ainsi fait par des collègues envieux, et le véritable agresseur pourra dire qu’il n’y est pour rien. Lorsque la mise à l’écart vient de collègues, c’est manger seul à la cantine, ne pas être invité lorsqu’il y a un pot. Lorsque l’agression vient de la hiérarchie, la victime désignée est progressivement privée de toute information. Elle apprend son devenir par des notes de service. Plus tard, c’est la mise en quarantaine, au placard.

MOI : L'isolement a été consommé, responsable d'un service, on a missionné mes assistantes sans me concerter, celles-ci n'ont pû que jouer le jeu du pervers sans pouvoir le refuser. Je n'ai plus reçu d'information pour faire vivre mon service et on me l'a reproché. Certaines personnes, pensant que je pouvais être courcircuité, on tenté de me « passer », j'ai dû multiplier les contrôles et être toujours vigilant. Dès que je me trouvais en congés, je retrouvais un service sans dessus-dessous, chacun des intervenants me relatant les félonies des uns, les trahisons des autres... l'ambiance s'en est trouvé éxécrable, et à plusieurs reprises, des personnes ayant débordé de leurs prérogatives, ont été remerciées sans ménagement et beaucoup d'autres ont préféré se saborder et quitter ce ''bateau ivre''.

Le comble dans une de ces histoires ; Melle X avait débordé largement et refusait catégoriquement de me rendre compte de son travail, de suivre les règles du bureau, mis sur le fait accompli, nous passons à l'étape suivante, convocation auprès de la direction, celle-ci reçoit Mlle X et négocie avec elle son départ. On ne m'informe de rien pendant plusieurs jours, finalement, on me convoque et on m'annonce que Me lle X a décidé de m'attaquer pour ''harcèlement moral'' et que « bien sûr, la société va mettre tout en place pour me défendre devant les tribunaux » : Je reste bouche bée... n'ayant jamais usé de menace ni pression sur personne, je ne me sens pas en danger... et ne vois pas encore la supercherie.... Aucune plainte, d'aucune sorte n'a été posée bien sûr. La vérité ou son interprétation aurait plutôt été qu'une plainte "aurait dû" être portée contre Monsieur PERVERS.

J'ai pourtant tenu bon quelques mois, jusqu'au jour où ne pouvant plus échanger sans une agression soutenue, j'ai pris un siège, me suis posé devant Monsieur PERVERS et lui est dit : « Stop, fini de jouer, on arrête ce petit jeu qui ne mène nulle part » et là, de nouveau la stratégie de ce type de malade: Mais de quoi parlez-vous ? Je ne vois pas du tout de quoi il s'agit ? Je ne vois pas ce qui motive votre réaction, ça ne va pas, vous voyez trouble... en clair, vous êtes dingue, et vous avez rêvé tout éveillé.... Prenez qq jours de vacances, vous devez être surmené.

Là, plus aucun moyen de rebondir, cette haine pourtant réelle contre moi n'existerait pas ?, la pression je me l'étais donné tout seul, finalement on se retrouve sans moyen, plus de recours, on s'est fait grillé, Pire, on s'est grillé soi-même et plus personne n'y pourra rien.
L'enfer a continué pendant des semaines, mais le jeu était tout de même identifié et j'avais signifié à mon agresseur qu' « après 15 ans de maison, je ne me saborderais pas » alors, le travail de sappe s'est poursuivi, s'est étendu mais je suis resté sans faillir à mon rôle, j'ai pris sur moi, j'ai subi en silence. Cette réaction a eu pour conséquence d'excéder monsieur PERVERS, il a alors mis en place la dernière action qui lui permettait de me désintégrer littéralement.

La rétrogradation....

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13 mai 2006

RETROGRADATION

Prof : Lorsque l’agression vient de la hiérarchie, la victime désignée est progressivement privée de toute information. Elle apprend son devenir par des notes de service. Plus tard, c’est la mise en quarantaine, au placard.

Moi : Pour finir avec mon histoire, on m'a annoncé entre 4 yeux, qu'après un audit réalisé par un cabinet extérieur mais dont le principal acteur était un proche de Monsieur PERVERS, la société avait décidé d'une nouvelle répartition des rôles et que mon poste n'étant plus représentatif car bientôt couvert par la direction commerciale, je serai donc reclassé au poste subalterne. L'annonce de ce changement ne devant se faire qu'au bout d'un trimestre, je devais bien sûr; garder l'information pour moi, toute divulgation pouvant donc être interprétée comme une dernière trahison...

Monsieur PERVERS lui, au comble de la jubilation n'a pas su garder l'information et s'est empressé d'annoncer en grand secret ce qu'il avait comploté depuis tout ce temps, et il m'a fallu encore quelques ressources pour ne pas lâcher l'éponge... chaque personne de cette communauté professionnelle sachant quel était mon devenir.... Je me suis mieux expliqué une fois les événements terminés, les changements de stratégie des uns, les trahisons des autres, les culs tournés... Quand le vent change, la girouette est la première à s'orienter au gré des vents porteurs !
J'ai tenté une explication auprès de la Direction Générale, j'ai écris en termes mesurés, j'ai parlé du mal être de tous, de la pression malsaine, des crises d'autorité déplacées... il n'y a eu aucun écho. Rien. On ne m'a pas entendu, on a pensé peut-être à une crise de délirium de ma part....

Le trimestre s'est déroulé, j'ai assuré mon rôle jusqu'au bout en me méfiant de tout ce qui pourrait encore nourrir le moulin du pervers, l'annonce officielle s'est faite en 2 temps, une réunion d'encadrement à laquelle je n'ai bien sûr pas été convié, ensuite de manière déguisée au cours d'une réunion générale pendant laquelle un organigramme est passé sans que personne n'en fasse cas, le magnifique tableau ne faisait plus état des structures connues, quelques têtes avaient glissé, dont la mienne. On ne parle pas du négligeable.
J'attendais la faute... SA FAUTE.

Je m'étais renseigné sur le droit du travail et tout ce qui se rattachait à la rétrogradation, je savais qu'il n'avait rien pour nourrir son action et que me mettant sous le fait accompli, il se mettait hors la loi. J'avais vu juste, Monsieur PERVERS, toujours sûr de lui, n'avait rien fait dans les normes.


J'ai attendu, et ce jour est arrivé ! un de ses sbires m'a reçu en entretien de fin d'année, il a fait un bilan complet de l'année écoulée, m'a dépeint le projet de la nouvelle structure et mon rôle par la même occasion, je rejoignais le CLUB des 10 assistantes que j'avais recruté pendant ces 18 derniers mois et je devais certainement remercier pour qu'une place me soit encore gardée.

On m'a remis un avenant à mon contrat et c'est grâce à ce document que je vais pouvoir acculer monsieur PERVERS à son rôle d'employeur : le respect du code du travail.

On ne rétrograde pas sans justifier d'une faute quelconque. Dans le cas d'une rétrogradation, on averti son salarié par les voix prévues en la matière, par un courrier avec AR et on lui propose le changement.... C'est l'employé qui accepte ou non. Dans le cas du refus, l'employeur doit licencier son salarié.

Ma faute ! avoir tenu tête à un MALADE.

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03 mai 2006

LA GUERRE

Adam's Pic (sommet 2243m Sri-Lanka)
Le 14 septembre 2005 : j'ai gravi les 7840 marches (1000m de dénivelé) pour un challenge très personnel :
Si j'arrivais à monter ce sommet, je me payais le luxe de stopper cette aventure professionnelle... et je l'ai fait.

Je suis en maladie depuis le début de l'année et en parallèle, j'ai pris un avocat pour défendre mon dossier et j'ai décidé de ne plus remettre les pieds chez mon employeur. Tout bien réfléchi, j'ai passé ces 16 dernières années pour faire grandir cette entreprise et je ne leur donnerais plus une seule minute de mon temps, ils ne le méritent pas, ils ne me méritent plus.

Toute modification d'un poste de travail doit être signalée par écrit, Dans mon cas, la procédure n'a bien sûr pas été suivie. jerefuse cette modification de poste, mon employeur doit me licencier. C'est simple.

J'ai pris un avocat pour faire valoir mes droits.

Depuis, nos avocats échangent leurs arguments, les propositions qu'on me fait sont toutes assez ridicules voire misérables.

J'ai de nouveau refusé la dernière et signalé que dans l'article L122-144 du code du travail, un licenciement sans faute réelle implique que l'employeur devra rembourser les indemnités de chomage perçues par l'employé licencié, ce qui dans mon cas, pourrait monter la somme de manière exponentielle.

Je ne veux pas qu'il oublie que pendant 16 ans, les lois régissant notre profession n'ont pas été suivies, je n'ai reçu aucune prime d'ancienneté, j'ai fait des heures au delà du raisonnable, j'ai fait évoluer cette société en travaillant comme personne, j'ai mis en place une qualité de service qu'on ne pourra jamais me reprocher, j'ai usé ma santé et aujourd'hui, j'en paie les conséquences mais je ne serais pas le seul à payer.

Aujourd'hui, 3 mai 2006, mon avocate m'annonce que mon employeur (à titre officieux) aurait sous le coude un dossier me concernant pour "harcèlement moral" On y est, on me reproche ce que j'ai subi et on espère me faire flancher avec ces éléments...

Je vais devoir me défendre alos que ma première intention était de partir sans faire de vagues, et du fait de ces agressions constantes, c'est monsieur Pervers qui risque de devoir se défendre. Je ne compte pas me laisser faire.

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